samedi 26 septembre 2015

La garde républicaine (1/3) : présentation

La garde républicaine fait rêver des tas de cavaliers : passer sa journée à cheval tout en faisant respecter la loi, c'est pas le top ? Mais connaissez-vous vraiment ce corps de métier ?

Qu'est-ce que la garde républicaine ?


La garde républicaine fait partie de la gendarmerie nationale. Elle assure la sécurité de hautes autorités, mais aussi du public. Cette subdivision est elle-même composée de plusieurs "groupes", ayant chacun un rôle précis :
  • A la tête, on retrouve le Général de division, commandant de la Garde Républicaine. Il est assisté par le commandant en second.
  • L'Etat-major est en charge des opérations, des ressources humaines ainsi que du budget.
  • Le 1er régiment d'infanterie (principalement à Nanterre) est constitué de 3 compagnies de sécurité et d'honneur, d'une compagnie de sécurité dédiée à la présidence de la République (rien que ça), d'un escadron à moto et de la musique de la Garde Républicaine.
  • Le 2ème régiment d'infanterie se trouve à Paris et est constitué de 4 compagnies de sécurité et d'honneur, d'une compagnie de sécurité de l'hôtel Matignon et d'une compagnie de sécurité des palais nationaux.
  • Le régiment de cavalerie, à cheval donc, est composé de 3 escadrons de marche, d'un escadron "hors rang" (fanfare, véto, maréchal) et d'un centre d'instruction.
Voilà, ça, c'est pour les détails. Comme vous pouvez le voir, tous les membres de la garde républicaine ne sont pas à cheval. Moi, c'est de ceux-là dont je vais vous parler. 


Le régiment de cavalerie (c'est eux qui sont à cheval, pas les autres)



480 militaires et civils composent les rangs de ce régiment (dont seulement 10% de nenettes). Pour tout ce petit monde, on compte environ 470 chevaux hongres ou juments (pas d'étalon), tous répartis par robe, mais ça, je vous en parlerai dans un prochain article, promis (parce que j'ai des tas de choses à dire sur ces chevaux là).

Leurs missions


Les escadrons de marche doivent, pour la faire courte, assurer la sécurité de l'Etat et la sécurité publique générale. On les trouve protégeant les plus hautes autorités de l'Etat, comme par exemple les palais nationaux (l'Elysée ça te dit quelque chose ?). Ces "postes à cheval" doivent surveiller les zones difficiles d'accès (comme les forêts, les parcs ou les littoraux), aider à la recherche de personnes, sécuriser les gros rassemblement (même le G8 ou le G20 dis-donc), etc... En gros, ne cherchent pas à faire une bêtise, sinon tonton dada te mettra un coup de sabot dans les dents, non mais. 

Parmi l'escadron "hors rangs", on trouve :


- La fanfare de cavalerie : avec leur bel uniforme et leur musique vieille comme le monde, ils sont le souvenir incarné de nos anciennes et prestigieuses armées françaises. Des timbales, des cuivres, de la trompettes en veux-tu en voilà, mais aussi des marches bien cadencées dont les visiteurs sont friands. Lors de concerts symphoniques, l'orchestre de la Garde se joint à la fanfare. 

- Le maréchal ferrant : on dit qu'il forge "à trois marteaux", c'est à dire qu'une personne tape sur l'enclume en rythme, tandis que deux collègues viennent à tour de rôle taper sur le fer rouge. Parait-il que c'est spectaculaire. Le maréchal ferrant se doit de "faire" le métal pile-poil à la taille et à la forme du pied du cheval. Au passage, saviez-vous que les "pointures" de fer vont du 28 au 48 ? 

- Le service vétérinaire : on trouve un vétérinaire en chef, qui dirige des officiers du service de santé. Ce sont eux qui soignent et font la chirurgie des chevaux. Ils ont beaucoup de matos sur place (bloc opératoire, imagerie médicale de ouf, et zone d'hospitalisation des chevaux), mais souvent, les vétos accompagnent les chevaux dans leurs déplacements.


Hubert Perring
Les peoples


Au sein du régiment de cavalerie, on trouve des équipes sportives, qui participent aux concours complet et de dressage. Vous connaissez d'ailleurs peut-être Hubert Perring, champion de France de dressage en 2010 et membre de l'équipe des JEM en 2006. On a même vu deux cavaliers de la garde républicaine participer aux Jeux Olympiques de dressage : Serge Cornut sur Olifant en 1992 et Hubert Perring (encore lui !) sur Diabolo en 2008.




Je reviendrai vous parler de cette garde républicaine, vaste sujet, dans 2 autres articles qui paraitront plus tard, dans lesquels je vous expliquerai comment sont choisis les chevaux, comment ils sont "préparés" à ce métier, comment ils vivent, et comment nous humains, fait-on pour intégrer la Garde Républicaine. Stay tuned, comme on dit. 


* Et vous, connaissez-vous la garde républicaine ? *


samedi 19 septembre 2015

[SALSA épisode 1] La boutique Zenhorse

Je vais vous raconter l'histoire de Salsa, la petite jument isabelle d'une amie...


Salsa, la petite jument isabelle au gros bidon


Cette petite jument a toujours eu une corpulence de poney, dû à sa morphologie naturelle : croisement d'un fjord et d'un henson. Mais depuis quelques temps déjà, la juju, malgré un travail régulier et une alimentation exclusivement à base de foin et d'un peu d'herbe, n'arrive plus à perdre son bidon.

En soit, elle, ça ne la dérange pas plus que ça. Elle est même plutôt vive pendant ses séances d'équitation. Si le moral de la jument est au top, celui de sa proprio l'est un peu moins. En effet, un surpoids peut entraîner d'autres problèmes : fourbures, problème de sabot, essoufflement, arthrose, coup de sang.... De quoi angoisser plus d'un propriétaire !

C'est donc dans l'optique de la faire maigrir coûte que coûte que mon amie a :
- pris une demi-pension pour que Salsa travaille encore plus,
- changé de pension pour la mettre dans un pré spécial chevaux à la diet',
- s'est mise en quête d'un panier de régime.



C'est sur ce dernier point qu'interviennent Zenhorse et Soon a Horse. En faisant de longues recherches, mon amie et moi avons conclu que le panier Greenguard serait le modèle le plus adapté à Salsa. Les paniers de ce genre n'empêchent pas de manger, mais ne laissent passer qu'une partie de la nourriture. Les chevaux mangent, mais moins. Ils s'accrochent directement sur un licol et viennent se placer devant la bouche du cheval. Ils sont donc parfaits pour les chevaux vivants en pâture. Mais attention, ce matos a un certain prix : 66 € le panier seul, et une vingtaine d'euros pour le licol adapté. J'ai donc demandé de l'aide à Zenhorse, pour ma copine qui n'a malheureusement pas les moyens de s'offrir ce panier.


Zenhorse®, bien plus qu'une boutique en ligne


Le site www.zenhorse.fr n'est pas une boutique ordinaire. En effet, elle est spécialisée dans les systèmes d'alimentation et le bien être des chevaux, son credo étant qu'un cheval doit "RESTER UN HERBIVORE". Son produit phare est le filet à foin : étudiés pour éviter l'ennui et les tics comportementaux des chevaux, ils assurent aussi une usure normale des dents, favorise la digestion du cheval (+ de salive, moins d'acidité) et font aussi économiser le foin (pas de gâchis).

Mais ce qui rend ce site encore plus spécial, c'est la présence de conseils et la disponibilité des équipes pour répondre au cas par cas. Le site est truffé de conseils sur comment choisir son matériel, comment gérer l'environnement du cheval, comment bien l'alimenter... mais le top, c'est qu'un service de diagnostic et de suivi personnalisé est présent pour les propriétaires ! Il suffit de les contacter ! Le top du top.
Et pour ne rien gâcher, les produits sont fabriqués en France, assurant qualité et développement durable.


Des conseils pour la jument Salsa


Le panier enfin reçu, mon amie a donc eu droit à un diagnostic personnalisé. Salsa n'a visiblement pas de dépôts de graisse importants (chignon, double croupe, etc). La "grosseur" est localisée au niveau du ventre, mais la peau est bien tendue. Zenhorse pense alors plus à un problème de digestif dû à un mauvais foin (il était temps de changer de pension : leur "foin" c'est de la paille de mauvaise qualité). Le changement de pension était donc une étape indispensable. Maintenant, il faut attendre 2 mois pour voir comment évolue le ventre de Salsa, mais sans porter le panier dans un premier temps. 

Bon à savoir : en moyenne, il faut 15 kilos de foin/jour et pour qu'un cheval maigrisse, il faut passer à 8 kilos/ jour.


Dans 2 mois, je reviens vers vous pour vous raconter la suite. Si Salsa ne maigri pas, le panier entrera en jeu et une complémentation en minéraux (oligo, zinc, etc...) sera ajoutée.

(Affaire à suivre...)


* Et vous, connaissez-vous le site Zenhorse ? *


samedi 12 septembre 2015

J'ai testé pour vous : la bombe CSO "Aix"

Le port de la bombe fait tout un bruit sur Internet, mais si on en parle, c'est parce qu'elle est très très très importante. Alors un conseil, équipez-vous, et bien !

La bombe, un outil indispensable pour pratiquer l'équitation


Avec ma nouvelle bombe, vue du dessus

Il y a environ 2 mois, mon tendre bourricot m'a royalement éjectée, me faisant faire un soleil, et atterrir sur un sol bien dur. Ma bombe m'a peut-être sauvée la vie, surtout à voir la tronche qu'elle avait après la chute. Je me suis auto-félicité d'avoir mis ma bombe malgré la séance tranquille qui nous attendait. J'ai un cheval doux comme un agneau, mais comme vous pouvez le voir, il reste un animal, et parfois l'agneau se transforme en diablotin.


Porter sa bombe pour encaisser les chocs


Les bombes et casques sont étudiés pour absorber au maximum les chocs, grâce à un polystyrène particulier. Même la sangle qui passe sous votre menton est testée et adaptée. C'est ainsi qu'avant d'être commercialisé, tout ce joli matos est vérifié et doit répondre à une liste de normes bien précises.

Quand la bombe prend un choc important, il est primordial de la changer contre une neuve. En effet, la partie qui absorbe les chocs est fragilisée et donc la rend inefficace. Méfiez-vous car ça ne se voit pas de l'extérieur : ce n'est pas parce qu'elle à l'air encore "en bon état" que c'est le cas. C'est pour ça qu'il ne faut JAMAIS acheter une bombe d'occasion. Même si la personne qui vous la vend à l'air la plus honnête du monde (elle-même ne sait peut-être pas que sa bombe est KO). Alors ok, c'est un budget, mais soyez sérieux là dessus.


La bombe CSO modèle "Aix"



Pour remplacer ma bombe (qui a fini à la poubelle donc), So Cheval m'a proposé le casque modèle "Aix" de la marque CSO. Quand j'ai reçu le colis, je l'ai trouvé hyper léger, plus léger que mon ancienne bombe, avec le carton en plus. Dingue. Cette légèreté se ressent encore plus une fois posée sur la tête, car on a l'impression de ne pas avoir de bombe. Ça, c'est l'effet anatomique de la forme de la bombe. C'est déroutant, mais dans le bon sens. 

La matière du dessus est toute douce, ce n'est pas du tissu, mais une sorte de plastique mat doux-doux qui fait hyper pro. 

Niveau absorption des chocs, elle est au top : coque en ABS haute résistance, intérieur en EPS aux normes de sécurités européennes, labellisée CE, norme EN 1384 et certifiée TUV. Et l'attache est une fixation 3 points intégrée dans un bandeau Rexine pour protéger la nuque. (Si avec tout ça t'as pas confiance...)


1 - La bombe est livrée dans un petit sac en toile qui protège des rayures et de la poussière. En plus, il y a une poche devant, dans laquelle je glisse mes gants. Parfait. Le devant de la bombe est composé d'une ventilation frontale, qui est relié avec la circulation de l'air à l'intérieur même du casque. High-tech jte dis.

2 - Vue du dessous : structure très légère, ce qui n'enlève rien à son confort, bien au contraire !

3 - Très facile d'entretien, car son intérieur est amovible. Il suffit de "déboiter" le bord de la matelassure et de défaire le velcro. C'est ultra simple à enlever et à remettre, même pour une blonde comme moi ! Adieu l'accumulation de sueur qui ajoute 1 kilo au casque, avec un simple tour dans la machine à laver (30°).

Pour ne rien gâcher, le caque est un pur canon, élégant, simple, efficace. Enfin moi je le trouve très beau. Et pour couronner le tout, le rapport qualité-prix est au rendez-vous : 89 € chez So Cheval. Alors, qui dit mieux ?
 

La bombe existe en noir (comme la mienne), en marron, ou même à strass pour les plus girly d'entre vous ! Si vous avez des questions sur ce casque, n'hésitez pas à me les poser en commentaire ou à contacter directement So Cheval au 05.81.60.20.71,



dimanche 6 septembre 2015

Les retrouvailles après un mois de séparation

Comme vous le savez probablement, j'ai déménagé il y a un peu plus d'un mois. Et mon cheval vient tout juste de me rejoindre. Pas besoin de vous préciser comme l'attente m'a semblée interminable.

Dire au revoir à son cheval


Je suis donc partie de Montpellier le 1er aout. Dire au revoir à mon cheval sans savoir quand serait la prochaine fois que je le verrai, ça n'a pas été simple DU TOUT. Moi qui suis un peu dingue, je passe dire bonjour à mon cheval presque tous les jours. Je suis une droguée de Tabasco (et qui s'assume en plus). Une dernière caresse, un dernier bisou. C'est la larme à l’œil que je l'ai quitté, en lui promettant de rattraper le temps perdu une fois réunis.

Trouver un nouveau centre équestre ou pension sur place


Quitter Montpellier n'a pas été dur pour moi qui détestait la région. D'autant plus que je me retrouve aujourd'hui dans la région de mes rêves, le Pays de mon cœur. Mais une fois sur place, j'ai un peu déchanté au niveau équestre. Disons que si la culture cheval est très présente, les pensions, elles, sont très peu nombreuses. J'avais quelques critères c'est vrai, mais rien qui ne me paraissent impossibles :
- Une pension qui propose du 100% pré : figurez-vous qu'ici, nombreuses sont les pensions qui proposent box ou pré-box. Mais pas pré.
- Une pension avec un minimum d'infrastructures : une carrière et des chemins de balades. Et si possible, des sorties organisées de temps en temps. Bah ça aussi, c'est pas en option partout.
- De la lumière : je fini le travail à 18h30, donc le temps de venir, de préparer la vache et de monter dessus, autant dire qu'en hiver, le soleil est déjà bien bien bien loin. Lumière obligatoire pour moi, et là, ça commençait sérieusement à être une denrée rare.
Bon voilà. En option, pas trop loin et pas trop chère si possible, mais finalement j'ai arrêté de rêver.

Oui oui, c'est bien Misti au premier plan.

J'ai donc sacrifié mon porte-monnaie et j'ai fini par prendre la dernière place au pré disponible d'une pension propriétaires. Bon alors si le prix me pique les yeux, le cadre est quand-même sympa : un grand pré en herbe pour mon lou, avec des copains et un abri. Une grande carrière, un manège (je dis pas non dans ma région moulte pluvieuse) et avec lumière. Une douche. Deux pistes de galop. On va être bien ici ! Et en plus, Misti vit maintenant ici.

Trouver un transporteur


Je vous avais déjà dédié, il y a longtemps, un article entier à ce sujet. Pour ma part, j'ai fait une multitude de devis à droite et à gauche, et si presque tous les transporteurs étaient dans les mêmes prix, l'un d'eux me proposait carrément le double des autres ! D'où l'importance de faire plusieurs devis. En transport optimisé (avec d'autres chevaux, date choisie par le transporteur), le prix est d'environ 1€/km. J'ai choisi le transporteur SV Trans, qui me facture 520€TTC pour 525km exactement. En comptant les pauses et la vitesse réduite, on compte 7h de route.

Attendre


Le pire. Savoir que cheval arrive tel jour à telle heure. Et faire le décompte.... Bon ok, je suis de nature impatiente aussi.
Mais quand on sait que dada est en route, que chaque minute qui passe le rapproche de nous, on ne peut s'empêcher d'angoisser. Et si il y avait un problème ? Un vol ? Un accident ? S'il avait peur ? S'il glissait ? Bref, trop de questions à ne pas se poser. Je vous conseille de bien vous occuper si vous le pouvez, pendant tout le temps du transport, et ne pas arriver trop en avance au centre équestre, au risque d'exploser (oui oui, carrément).


Et enfin, le retrouver....


J'étais sur place une demi-heure avant son arrivée. Le temps de ranger mon bazar dans la sellerie et de faire 50 fois le tour du manège, mon Tabasco arrive enfin. Très sympa, le transporteur me dit que tout s'est bien passé. Je sors mon gros cheval du camion, il regarde partout tout autour, il est trop choupi. Il hennit dans tous les sens, il est moins choupi d'un coup. Il est tellement crade qu'un bon pansage s'impose. Ensuite, je lui mets de l'argile et les bandes de repos pour soulager ses pattounes qui viennent de se taper 7 heures de transport. 

Je l'emmène brouter pendant longtemps, à côté du pré où il sera. Ca lui permet de rencontrer les futurs copains. Nous faisons aussi le tour du pré, qui est tout bonnement immense. Enfin je le lâche dans le pré, avec tous ses copains bais et alezans. Il ressort avec sa robe de vache ! Reste plus qu'à s'intégrer dans ce nouveau troupeau, et à vivre de nouvelles aventures...


Encore à l'écart pour l'instant... c'est la couleur qui va pas ^^

Ce que je sais, c'est que je suis super heureuse de l'avoir enfin retrouvé, car il m'a terriblement manqué !



* Et vous, avez-vous déjà été séparé de votre cheval ? *